Mines anti-personnel: l’Europe laisse la peur l’emporter sur les faits
2026 (French)Other, Policy document (Other (popular science, discussion, etc.))
Abstract [fr]
Cet article examine les débats récents en Europe autour d’un possible retrait de la Convention d’Ottawa et de la réintroduction des mines antipersonnel face à la menace russe. Il soutient que ces débats reposent davantage sur la peur et le signalement politique que sur des données empiriques solides. En mobilisant des arguments humanitaires, militaires et environnementaux, le texte rappelle que les mines antipersonnel produisent des effets durables sur les populations civiles, les communautés, les terres agricoles, les infrastructures et les écosystèmes, bien au-delà de la fin des conflits armés. Il remet aussi en question leur utilité militaire, soulignant que les mines déterminent rarement l’issue des guerres et ne sont efficaces qu’intégrées à des systèmes défensifs plus larges. Enfin, il critique la promesse des mines dites « intelligentes », dont les mécanismes d’autodestruction ou de désactivation n’éliminent ni les risques humanitaires ni les coûts futurs. Se retirer de la Convention affaiblirait donc les normes humanitaires et rendrait l’Europe moins sûre à long terme.
Abstract [en]
This blog post examines recent European debates over withdrawing from the Ottawa Convention and reintroducing antipersonnel mines in response to perceived Russian aggression. It argues that these debates are driven more by fear and political signalling than by systematic evidence. Drawing on humanitarian, military, and environmental perspectives, the post shows that antipersonnel mines have devastating long-term effects on civilians, communities, agriculture, infrastructure, and ecosystems, often persisting long after wars end. It also challenges claims about their military utility, noting that mines rarely determine battlefield outcomes and are only effective within broader defensive systems. The post further critiques the promise of so-called “smart” mines, whose self-destruction or self-deactivation mechanisms do not eliminate humanitarian risks and are poorly suited to long-term border defence. Ultimately, withdrawing from the Ottawa Convention would weaken humanitarian norms, increase future insecurity, and impose lasting human and financial costs on affected societies.
Place, publisher, year, pages
Montreal, Canada: Institut d'études internationales de Montréal (IEIM-UQAM) , 2026. , p. 11
Keywords [en]
anti-personnel mines, Ottawa Treaty, Europe, Arms Control
Keywords [fr]
mines anti-personnel, traité d'Ottawa, Europe, contrôle des armements
National Category
War, Crisis, and Security Studies
Research subject
War Studies
Identifiers
URN: urn:nbn:se:fhs:diva-14729OAI: oai:DiVA.org:fhs-14729DiVA, id: diva2:2057395
Projects
Unearthing restraint: use and non-use of landmines by armed groups2026-05-052026-05-052026-05-06Bibliographically approved